mardi 3 juin 2008

Ep. 24 : Qui es-tu Sara...?


Sous les yeux de toutes les personnes présentes, Sara sortit de la chambre en courant, ses affaires dans les bras, des larmes pleins les yeux. Elle ne voyait plus rien, plus personne, ce n'était plus que des ombres devant elle. Ses larmes obscurcissaient sa vue. Elle ne s'arrêta qu'au bout du couloir, devant l'ascenseur, dont heureusement les portes s'ouvraient pour libérér deux clients de l'hôtel. Ceux-ci furent choqués par la vue de cette fille vêtue d'un simple T-shirt, en larmes, blanche comme un linge.... Ils sortirent néanmoins de la cabine et Sara s'y engouffra. Les portes se refermaient quand elle se retourna. Ils étaient tous restés à leurs places mais ils l'avaient tous suivie des yeux. Le seul qui n'avait pas bougé c'était Bill. Ce fut la dernière chose qu'elle vit quand la cabine se referma: son dos.
L'ascenseur commençait à descendre quand elle appuya sur le bouton STOP. Ce ne fut que quand elle mit le doigt sur le bouton qu'elle réalisa que Bill avait eu le même geste quelques heures plus tôt. Ses affaires s'éparpillèrent par terre. Elle les fixa un instant puis, prise d'une frénésie, elle prit son sac à main qui, heureusement, contenait un jean et un sweat. Elle avait prévu qu'au retour de la fête, elle aurait eu besoin de se changer. Elle se vêtit rapidement, les doigts tremblants. Elle remercia le ciel d' avoir pensé à prendre ce jean ! Puis elle se maudit, elle maudit sa vie, elle maudit toute cette dernière année... Elle s'appuya alors contre le mur, glissa à terre, et éclata en sanglots déchirants. Puis ses pensées la menèrent à une année en arrière :
Flashback ... un an avant...
Après ses études de journalisme, elle avait réussi à trouver un job au journal régional « Sud-Ouest ». Elle avait commencé au bas de l'échelle faisant des cafés plus que d'écrire un quelconque papier. Elle rêvait d'avoir son article à elle en première page, comme tout journaliste! Grâce à sa tenacité et son dynamisme, le boss avait décidé qu'elle était prête. Puis un jour, Sara avait fini par être autorisée à aller sur le terrain. Malheureusement, elle devait être coachée par un journaliste qui, lui, n'avait aucune intégrité et dont seul comptait le fait de gagner plus de fric. Mike Jillan aurait marché sur sa mère pour un cliché ou pour un bon article. Elle devait le suivre et c'était lui qui décidait de tout. Ils écrivaient pour la rubrique « People&Scandales ». Enfin plutôt : ils écrivaient et lui signait seul l'article. Car Sara était là pour les photos ou pour faire diversion mais Mike se glorifiait seul du résultat de l'article. Et le faisait bien sentir à tout le monde.

Après plusieurs articles brûlants ensemble, dépeignant de façon agressive les faits et gestes des artistes actuels avec l'appui de clichés plus ou moins exacts, parfois retouchés, ils stagnaient. Mike s'énervait, entrait dans des élans de colères injustifiés contre Sara. La jeune femme le suivait, supportait ses colères par des silences qui l'énervaient encore plus. Sara n'aimait pas du tout ce qu'elle faisait avec lui. Cette façon d'agir était tout sauf honnête : Mike souvent, détournait la vérité, juste pour faire vendre plus. Le boss le laissait faire, ses articles amenant un bon bénéfice au journal!

Le soir, rentrée chez elle, Sara était en larmes. Elle ne supportait plus cette méchanceté gratuite. Elle s'était replièe sur elle-même, ne sortant que pour aller travailler ou faire ses courses... Personne ne fit attention à son changement d'attitude. Elle devenait l'ombre de Mike et, lui, récoltait tous les lauriers!

Puis, un jour, apparut un groupe. Leur musique commençait à avoir du succès en France. Leur leader créait la polémique : il était grand, brun, mystérieux et avait des yeux de velours... La proie rêvée de tout journaliste !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Euh! ...............je suis mourue! mais quelle diablesse tu es de nous laisser comme ça, "c' est un peu trop court jeune fille"!!!(c' est des propos transformés mais sortis de la bouche du grand nez)
avec tout ce suspens....."vite ou je ne réponds plus de rien"!!!(là l' inspiration est plus actuelle : top gun!)

Anonyme a dit…

J'adore poulette je réclame une suite à corps et à cris... vraiment super l'idée de faire entrer le monde du journalisme dans ta fic... mais pourquoi Beul ne sait pas retourner une dernière fois pour a regarder quel putain de goujat celui là... j'ai hâte de lire la suite Viteuhschöne! So Kiss!