lundi 4 août 2008

Ep. 37 : Sultan





Puis Julien leur présenta Sultan, son champion. Sa robe noire, cette couleur étant très rare chez un pur-sang arabe cela lui donnait encore plus de valeur, éclatait avec la noirceur de sa crinière et de sa queue. Ses yeux noirs perçants trahissaient le fort caractère du cheval. D'ailleurs, il piétinait d'impatience, pressentant l'approche de la course...

- il est toujours comme ça avant : intenable et capricieux, dit en riant Julien. On arrive pourtant du paddock, enceinte dans laquelle les chevaux sont promenés avant l'épreuve. Mais il a foulé le terrain alors il est prêt à foncer... c'est de la dynamite ce cheval!! rajouta t-il avec une pointe de fierté. C'est un pur-sang arabe. Ses ancêtres ont été forgé dans le désert : presque mille ans de vie nomade en milieu hostile les ont rendu endurants et sobres. Puis la vie aux côtés des bédouins les a amené à parcourir de longues distances en peu de temps. Ils y ont gagné la vitesse et la robustesse. Les descendants de ces chevaux ont aujourd'hui une grande valeur : ils sont rapides et endurants...

Le cheval, comme pour confirmer les dires du jeune homme, se mit à souffler bruyamment des naseaux. Il frémissait d'impatience. Julien lui tapota tendrement l'encolure :

- encore un peu de patience ti'gars...

Son amour pour ce cheval transparaissait dans son regard. Sa passion était communicative : le groupe buvait ses paroles. Et puis Bill, Tom, Gustav et Georg avait rarement autant de liberté !!! Ils profitaient de ces instants au maximum. Ils savaient aussi qu'ils n'étaient pas si libres que ça. Une autre voiture les avait suivi jusqu'à l'hippodrome. Bill savait qu'à cette minute même, David remuait ciel et terre pour que des VSD entrent dans l'hippodrome, les suivent et les protègent. Mais, en attendant, il allait profiter...

Sara caressait Sultan : elle s'était mis face à lui et elle passait doucement les mains sur l'encolure du cheval, ses yeux dans les yeux du cheval... Sultan se laissa faire et se calma d'un coup...

Tout le groupe avait assisté à cette scène et regardait, médusé.

- Waouu mais comment tu fais ça ?!!, murmura Tom, stupéfait.

Ce fut Julien qui répondit à la place de le jeune femme :

- Sultan connait Sara depuis le jour de sa naissance. Elle était là quand il est né, avec le vétérinaire et moi. Mais c'était vraiment un coup du hasard. J'étais exceptionnellement sur Bordeaux, nous avions passé la journée ensemble avec Sara et, en revenant à la maison de mes parents, tout s'est accéléré. Ce petit est né. Nous étions là. Depuis, un lien s'est créé entre nous trois. A chaque fois que nous nous voyons tous les trois, c'est comme si on ne s'était jamais quitté. Je sais que cela semble bizarre mais Sara a un don avec les animaux. Il suffit qu'elle les caresse ou leur parle, et ils se calment...

- hé ben...

- hé Julien!! cria en même temps une grosse voix.

- ouais?

- balance! tu es demandé!!

- ok, j'arrive! Je suis demandé dans la salle des balances, c'est-à-dire que chaque jockey est pesé avec son matériel avant et après chaque course. Je vous laisse, après c'est la course qui commence.

- nous allons nous placer dans les tribunes pour la suivre et te laisser te concentrer, lui répondit Sara. Bonne chance à vous deux...!! On se retrouve après...

- oui bonne chance, dit Bill à Julien. Et bonne course! On est tous là pour te soutenir!

Le groupe entier leur souhaita bonne chance et Julien partit à la balance.

- Julien est impressionnant dis donc! dit Bill.

- Julien est devenu mon frère et j'en suis fière. C'est un battant! Et je voulais vous montrer l'envers du décor d'une course.

- hé bien, dit Tom, tu as eu une excellente idée! Cela me tarde de voir ça !!

- dis, Tom, si tu veux aller parier, faut y aller maintenant et c'est par là, lui montra Sara.

- cool! Merci j'y vais. On se retrouve où?

- tribune nord juste en face de la ligne d'arrivée. Tu verras, tu peux pas te tromper : c'est celle des VIP, dit en rigolant Sara.

- ah bon ben je serai pas dépaysé alors !! éclata de rire Tom.

Au bout de quelques secondes, il se trouva que Gustav, Georg et leurs amies allaient parier aussi... Ils partirent tous dans la direction indiquée par la jeune femme.

Une fois le groupe parti, Sara et Bill se retrouvèrent seuls... Ils se sourirent, Bill ouvrit ses bras et Sara s'y blottie tendrement. Bill caressa tendrement sa tête:

- tu m'as manqué tu sais...

Sara releva la tête et il l'embrassa. D'abord tendrement puis plus fougueusement. Sara eut envie de toucher sa peau, toucher son corps...

- viens...

Elle prit sa main et l'emmena à sa suite. Bill se laissa guider. Ils se retrouvèrent derrière un bâtiment en bois, à l'abri de tout regard. Bill interrogea Sara du regard.

- je connais cet hippodrome comme ma poche... on ne nous dérangera pas ici, lui répondit-elle.

Elle s'approcha alors de Bill et commença à lui ôter son t-shirt. Leurs corps s'allumèrent... et l'envie de se toucher devint un besoin urgent... Elle caressa son torse et embrassa le cou de Bill et descendit sur le torse. Il lui enleva à son tour son chemisier. Il s'attaqua ensuite à son jean... Puis, il la renversa sur le tas de paille derrière eux et ils firent l'amour, leurs corps se retrouvant et se reconnaissant...

Vingt minutes plus tard ils rejoignaient le reste du groupe dans les tribunes, main dans la main, le sourire aux lèvres...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Le fantasme de la paille pour mimi!lol!bon je lis l épisode suivant.DRINE.

Anonyme a dit…

ah le fantasme de l'amour à la campagne dans la paille, je l'avais presque oublié lol, bon je vais lire la suite

Anonyme a dit…

Ben voui les filles le coup de la motte de foin c'est un grand classique... celà dit moi qui suis une rurale et qui ait grandit à la campagne je n'ai jamais testé une quelconque grange à foin...et puis tu te retrouves avec de la paille accroché partout arghf... brefouille j'ai fait un bon com qui sert à rien là... allez je vais lire la suite hein l^^l