samedi 27 décembre 2008

Ep. 54 : Aveux




- Je l'ai engagé comme attachée de presse mais elle était aussi censée te surveiller.
- Je m'en doutais un peu... mais après la scène qu'elle m'a faite hier soir, je n'ai plus eu aucun doute...
- C'était mon idée. Les garçons n'y sont pour rien.
- ça, pour être une idée... Pourquoi ne pas me l'avoir demandé directement? Je vous aurai répondu.
- franchement Sara, je suis producteur pas agent secret... Mon principal souci est de prendre soin des garçons et, beaucoup le pensent de m'enrichir sur leur dos..., éclata de rire David.
- et moi de me faire faire un bébé par Bill..., enchaîna Sara en plaisantant.

David hoqueta et s'étrangla de rire. Sara aussi. L'atmosphère lourde avait disparu.

- Sara, j'ai une dernière chose à t'avouer...
- heu... oui quoi?
David alors regarda le miroir qui faisait face à Sara et hocha la tête. Devant l'hésitation de la jeune fille qui ne comprenait pas, David lui sourit pour l'apaiser.

- nous n'étions pas seuls Sara...

Dix secondes après, le groupe entra, suivi de Reden. Ils avouèrent avoir tout entendu dans la pièce à côté. Sara le prit finalement bien. Décidemment, c'était plutôt amusant de côtoyer ce groupe... Au moins, elle ne s'ennuyait pas avec eux !

Bill prit Sara dans ses bras et chuchota à son oreille :

- désolé pour tout ça, mon coeur...
- ne t'en fais pas... ce n'est pas grave... le principal c'est que je sois dans tes bras, le reste n'a aucune importance...

Bill embrassa la jeune femme sur la bouche. Elle lui répondit avec tout son coeur... Jusqu'à oublier qu'ils n'étaient pas seuls...

David se racla la gorge discrétement, un demi-sourire aux lèvres :

- hum hum...
- hé les tourtereaux ! enchaîna Tom mort de rire.

Bill et Sara alors, gênés, se retournèrent vers le groupe.

- désolé c'est l'émotion, plaisanta Bill.

- bon, puisque tout a l'air réglé, que diriez-vous d'aller à votre interview télévisuelle? dit David.
- ok Dav' ! repondirent en choeur Bill, Tom, Georg et Gustav.

Ils éclatèrent tous de rire. Au moment de sortir de la pièce, David glissa dicrétement à Sara :

- tu peux te joindre à nous si tu veux...

Elle le regarda au fond des yeux puis acquiésa :

- ce sera avec plaisir!

Bill resserra son étreinte autour de la taille de la jeune femme.

- à partir d'aujourd'hui : où je vais, tu vas..., lui murmura-t-il.
- j'irai où tu veux avec toi Bill...

Ils montèrent tous dans leur chambre se préparer et, une heure plus tard, ils se dirigeaient vers le plateau télé. La limousine noire traversa le centre de Bordeaux et se gara dans un parking privé. La chaîne M6 voulait un interview d'eux pour un de leur magazine musical. La notoriété du groupe avait dépassé les frontières de l'Allemagne et intriguait la curiosité de certains journalistes.

Le groupe fut accueilli par un jeune homme qui les dirigea vers une pièce où ils pouvaient se poser en attendant leur tour. Tom et Georg s'étalèrent de tout leur long sur les canapés disponibles.... Bill et Sara prirent les fauteuils tandis que Reden et David s'activaient en relisant les questions qui seraient posées.
David vint vers Bill et lui tendit des pages :
- Bill, tiens lis et réfléchis aux réponses que tu en feras.
- tu me laisses carte blanche?
- oui pour cette fois oui.
- hé ben! on dirait bien que tu ne nous prends plus pour des gamins!
- je ne vous ai jamais pris pour des gamins. Vous avez toujours su ce que vous vouliez. Vous n'étiez juste pas prêts à voler seuls...

Bill regarda David. Ce type était plus proche de lui que son propre père. Cela faisait des années qu'ils se côtoyaient et c'était aujourd'hui que David délaissait un peu sa carapace de dur pour montrer son vrai visage.

- ok, j'essaierai de ne pas te faire honte..., plaisanta Bill.

- ce n'est pas de moi que tu dois avoir peur mais de eux les journalistes.

- en gros, c'est à moi de faire mes preuves, c'est ça?

- fais comme tu le sens, Bill, j'ai confiance en toi... Et puis si tu perds pied, Tom, Georg ou Gustav seront là pour t'aider, n'est-ce pas les gars?

- ouais, Dav'!! répondirent en choeur les trois autres.

Sara éclata de rire. Ils étaient tellement tous solidaires. Son rire fut suivi de tous les autres. Cela détendit l'atmosphère. Ce groupe, en quelques jours, avait changé sa vie. Pourrait-elle les laisser partir sans se retourner? En aurait-elle le courage?

Sa main, inconsciemment, caressa la joue de Bill. Le regard chargé de tendresse qu'elle posait sur lui dérouta le jeune homme. Il courba la tête sous la caresse de la jeune femme. Il lui prit la main et l'embrassa au creux de la paume. Ils échangèrent un regard dont eux seuls pouvaient se rendre compte. Rempli d'amour, de confiance et de passion.

Puis Bill se leva, ajusta sa veste en cuir et lança à la cantonnade :

- allez les gars, en scène!

Ils sortirent tous les quatre et Bill se retourna et fit un clin d'oeil à Sara. La porte se referma.

Une télévision était dans la pièce, les filles et David pouvaient donc assister à l'interview depuis la loge. Laisser son poulain affronter « seul » l'arène n'était pas facile pour David. Il l'avait toujours coaché, épaulé. Aujourd'hui, la bride était lâchée. Le cheval sauvage s'élançait dans la vie.... David s'assit devant la télé, suivant tout de son point de vue et il commença à se ronger les ongles d'impatience, tendu à l'extrême...

Sara s'installa dans le fauteuil. La présence de Reden dans la pièce la mettait mal à l'aise. Celle-ci sentait le malaise de la jeune fille et alla vers elle. Elle se mit face à Sara, puis s'assit sur l'accoudoir du fauteuil.

Elle murmura vers Sara sans la regarder :

- Je suis désolée. Je n'ai pas aimé ce rôle d'espionne. J'ai juste voulu les protéger.

- Tu as juste voulu protéger ton emploi, Reden..., dit Sara assez sèchement.

- tu es dure...

- non, réaliste...

- écoute, Sara, pour tout te dire, j'ai une famille à nourrir. Cet emploi, c'est beaucoup pour moi. Mes enfants sont seuls en Allemagne chez ma mère. Alors si on me dit de te surveiller, pour mes enfants, je ferai n'importe quoi... et puis ce groupe... je m'y suis attachée.

- écoute on en parlera une autre fois, ok? Écoutons les garçons se dépatouiller...

- ok, comme tu voudras... cette journaliste a la réputation d'être assez tordue en plus...

Un silence s'installa. On n'entendait que David qui respirait fort comme si il allait s'étouffer d'anxiété. Les filles se regardèrent alors et échangèrent un regard compatissant pour David et tendues elles aussi pour les garçons.. Elles se sourirent de connivence...

- Reden?

- oui?

- je ne t'en veux pas vraiment, c'est juste que je n'ai pas aimé la façon de faire...

- je sais, Sara. Je sais... Je n'ai pas aimé le faire non plus, je te rassure...

1 commentaire:

Brooke a dit…

L'affaire Reden est maintenant tirée au clair mais est-elle pour autant définitivement résolue... toi seule le sait... allez je vais m'empresser de lire la suite!!! Biz!!!